A Night at the Opera / Une nuit à l'opéra

by Sarah Qadir / Spring 2016

 

On Tuesday February 16th, some friends from CUPA and I had the wonderful opportunity to see Gioachino Rossini’s Il Barbiere di Siviglia.  If I am being completely honest, before the opera I was a bit worried.  The opera was a completely new concept to me, and frankly I didn’t know if I was capable of enduring three hours of continuous singing.  Luckily, from the moment that I saw the subtitles in French and in English, my worries fled the room.

The Barber of Seville begins with an orchestral overture, one of the most well known in the world.  It had been years since I heard it, made famous by Bugs Bunny in The Rabbit of Seville on TV, but immediately upon hearing it I was transported back to my childhood.  The orchestra played with tremendous passion, and even before seeing the set, the suspense was powerful and evident.

However, when the set did appear, it was quite the captivating sight.  The entire stage was the characters’ huge apartment building, which rotated on the stage to reveal different rooms and both the interior and exterior of the complex.  It was incredibly realistic and complex.  The color-changing lights further contributed to each character’s every mood, every feeling.

The opera itself details the love between the pair Lindoro and Rosina, who try to elope before Rosina is married to her older ward, Bartolo.  The couple is aided by the crafty and witty barber of Seville, Figaro.  This particular opera was a modern adaptation, one that took place in modern-day Seville.  As a result, the apartment complex was equipped with modern-day technology and there was even a photo of Will Smith on Rosina’s bedroom door.  In my opinion, this did not in any way diminish the power of the opera.  To the contrary, in fact I found that the modern approach made the opera more accessible to a 21st century public.  The modern aspects allowed the audience to more closely relate to the struggles of each character, as well as to better understand the story woven throughout the many songs.

And the songs were indeed spectacular!  Not only the music in and of itself, but also the liveliness and the strength of each individual singer, which instilled in me a strong, indescribable emotion.  I easily felt myself being delighted as soon as the lovers finally embraced in each other’s arms, but at the same time I was terrified upon realizing that Bartolo was about to discover them.  The captivating melodies were sung by incredibly talented singers, who were always right on pitch and who harmonized perfectly together.  Furthermore, the expressions of each character were easily visible, which allowed me as an audience member to get inside the head of the characters and to lose myself in the story.  In fact, after three hours had passed and the opera had finished, my very first thought was something along the lines of, “How on Earth is it possible to do something like that?” These singers practice every day of their lives and have worked so hard to show the public not only their incredible talents and skills, but also the music and story of another time and culture.  For me, it was an incredible experience which afforded me a somewhat surprising, but nevertheless profound appreciation for the opera and for the strength of music in general.

 


 

Mardi le 16 février, quelques amis de CUPA et moi avons eu l’opportunité d’aller à Opéra Bastille pour assister au « Il Barbiere di Siviglia », de Gioacchino Rossini. Avant d’y aller, je m’inquiétais un peu.  L’opéra était tout nouveau pour moi, et franchement je ne savais pas si j’étais capable d’endurer trois heures de musique sans interruption.  Heureusement, dès le moment où sont apparus des sous-titres à la fois en anglais et en français, mes soucis ont fui la salle.

« Le Barbier de Seville » commence avec une ouverture de l’orchestre, une des plus connues du monde.  J’ai entendu cette chanson il y a quelques années, popularisée par Bugs Bunny et « Le Lapin de Seville » à la télé, mais immédiatement je suis retournée en l’enfance.  L’orchestre jouait avec passion, et on pouvait bien sentir le suspense même avant de voir la scène.
Cependant, quand la scène est apparue, c’était vraiment un spectacle.  Un grand bâtiment dans lequel vivent les personnages principaux tourne sur lui-même sur scène, en révélant des salles complexes et réalistes à l’intérieur et à l’extérieur de l’immeuble.  De plus, les lumières de différentes couleurs contribuaient à chaque esprit, à chaque sentiment exprimé par les personnages.

L’opéra lui-même décrit l’amour entre deux amants, Lindoro et Rosina, qui essaient de s’enfuir avant qu’elle soit mariée avec un homme plus âgé, Bartolo.  Le couple est aidé par Figaro, un barbier astucieux.  En fait, ce spectacle-là est une adaptation moderne, qui se passe à notre époque.   Il y a de la technologie d’aujourd’hui dans la maison, qui est même accompagné par une photo de Will Smith sur la porte de la chambre de Rosina.  Je trouvais que cela n’a pas du tout diminué le pouvoir de l’opéra ; au contraire, à mon avis cela le rend plus accessible au public actuel.  Les éléments actuels de l’opéra permettent l’audience de s’identifier plus avec la lutte des personnages, ainsi que mieux comprendre l’histoire cachée dans les chansons.

Et que ces chansons étaient belles !  Non seulement la musique en elle-même, mais également la vivacité et la force de chaque chanteur qui m’a rempli plein d’émotion et de vie.  Je pouvais facilement me sentir à la fois ravie dès le moment où les amants se sont embrassés dans les bras, et mal à l’aise quand Bartolo les a presque découverts.  Les mélodies captivantes étaient chantées par les chanteurs vraiment doués, toujours avec la hauteur et les harmonies parfaites.  De plus, les gestes et les expressions de chaque personnage illuminaient clairement les pensées de chacun, ce qui me permettait d’entrer dans la tête des personnages et de me perdre dans l’histoire.  En fait, après avoir vu tout les trois heures de l’opéra, la première pensée que j’ai eue, c’était de comment est-ce qu’il est possible de faire cela ?  Ces chanteurs-là pratiquent pendant toutes leurs vies pour qu’on puisse voir non seulement leurs talents et capacités incroyables, mais également la musique et la tradition d’une histoire d’une autre époque.  Pour moi, c’était une expérience formidable qui me montrait une appréciation inattendue, mais certainement profonde, pour l’opéra et pour la musique en générale